Le Burkina Faso secoué par la révolte

Publié le par UL CGT LE HAVRE

Sur le site de la CGT

 

Solidaire des syndicats du Burkina Faso

jeudi 7 avril 2011

 

Le Burkina Faso est secoué depuis plusieurs semaines par une révolte de la jeunesse. La mort, le 20 février 2011 à Koudougou, d’un collégien à la suite d’exactions policières, a mis le feu aux poudres. Depuis, les manifestations ont gagné la plupart des villes du pays : Ouagadougou, la capitale, mais aussi Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Yako, Koupéla, Léo, Dori, Gourcy, etc. La répression de ces manifestations a fait au moins 6 morts, avec pour seule réponse du gouvernement la fermeture des établissements scolaires et universitaires.

C’est dans ce contexte que l’ensemble des confédérations et syndicats autonomes du pays appelle à une journée de grève le 8 avril pour les libertés, contre l’impunité et contre la vie chère.

Les organisations syndicales exigent la vérité et la justice pour le collégien de Koudougou et les victimes de la répression, le respect de la liberté d’expression et de manifestation, la levée des sanctions arbitraires contre les militants syndicaux dans les entreprises et la réouverture de tous les établissements scolaires et universitaires. Sur le pouvoir d’achat, le mouvement syndical du Burkina Faso appelle les travailleurs à manifester pour le relèvement conséquent des salaires et des pensions, la suppression des taxes injustes et le retrait des dispositions imposant un doublement de la tarification des actes des professionnels de la santé.

Cette grève du 8 avril pour les libertés, contre l’impunité et contre la vie chère est porteuse de revendications universelles. La CGT de France apporte son soutien et sa solidarité aux organisations syndicales du Burkina Faso dans leur juste combat.

 

Montreuil, le 7 avril 2010

Publié dans International

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