Guerre contre les peuples : le Portugal

Publié le par UL CGT LE HAVRE

Les socialistes portugais, qui n'avaient qu'à proposer des plans de "rigueur" à la population, ont été balayés aux élections législatives du moins de juin, dans un scrutin marqué par une forte abstention.

 

Malgré la volonté d'imposer de lui-même une cure d'austérité qui l'aurait dispenser de recourir aux renflouements externes, le défunt gouvernement avait été contraint de négocier un plan de "sauvetage" avec l'Union européenne et le FMI. D'un montant de 78 milliards d'euros, son déblocage est conditionné par la mise en oeuvre d'un programme drastique de réduction des dépenses publiques et sociales.

 

La droite "décomplexée" qui arrive au pouvoir veut faire du zèle, en affirmant vouloir aller plus loin que les exigences de l'Union européenne et du FMI, qui ne sont pourtant pas des tendres... : accélération des privatisations, travail "communautaire" pour les chômeurs, remise en cause du principe de gratuité de l'éducation et de la la santé, pourtant inscrit dans la constitution.

 

D'ores et déjà, le nouveau gouvernement a annoncé un impôt exceptionnel de 50% sur les primes de fin d'année. Le salaire minimum reste bloqué à 485 € par mois ; le plan UE-FMI prévoit la baisse des indemnités de licenciement, et plus de "flexibilité" dans les heures de travail pour "améliorer la compétitivité"...

 

Le principal syndicat du Portugal, la CGT-P, appelle les travailleurs à rester mobilisés. Selon son secrétaire général, Manuel Carvalho da Silva : "Si nous acceptons ce remède, dans un délai de deux ans nous serons encore plus pauvres et en récession." Point de vue confirmé par tous les économistes critiques, et que l'exemple de la Grèce confirme de manière éclatante.

 

Dans le secteur de la construction -où les arriérés de salaire sont légion-, les pertes d'emplois induites par le gel des projets de construction publics sont estimées à 50.000, de source syndicale. En un an le nombre des salariés de la branche a déjà diminué de 8,4%.

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